Date limite pour le numéro de juillet : 19 mai
Alain Pondman veut se rendre au Svenska Kungsrallyt dans une Volvo PV52 avec trois princesses à l'arrière.
On n'achète pas un morceau rare de l'histoire automobile suédoise d'avant-guerre : on le reçoit en cadeau. Alain Pondman a solennellement promis à l'ancien propriétaire qu'il ne considérait pas cette Volvo PV52 de 1937 comme une simple marchandise, mais qu'il comptait bien se créer des souvenirs avec elle. Il a déjà un objectif précis en tête : participer au Rallye royal de Suède en 2027, avec trois princesses à l'arrière. Un véritable décret royal.
Texte et photographie: Aart van der Haagen
La Volvo que presque personne ne reconnaît comme une Volvo. On peut le constater d'emblée en observant la Volvo PV52. Alors que des modèles comme la PV444, la PV544 et l'Amazon, ainsi que leurs descendants, ont conquis une part de marché importante dans le monde des voitures de collection, les automobiles d'avant-guerre de Göteborg sont toujours restées méconnues.
Pour Alain Pondman, propriétaire de Volvo Lotte à Ophemert, un rêve de longue date s'est réalisé il y a quatre ans lorsqu'il a réussi, après un parcours atypique, à acquérir une PV51 de 1938 qui avait failli lui échapper. Projet de restauration, malgré des plans ambitieux élaborés avec une équipe d'artisans, elle est restée dans son état actuel. « Ce genre d'opportunité est rare lorsqu'on gère et développe un garage. D'un autre côté, on ne peut pas non plus choisir un modèle de remplacement au hasard. Volvo n'a commencé à produire en grande série qu'avec la PV444. On voit rarement des modèles antérieurs à ce modèle à vendre, et croyez-moi, je suis très attentif au marché. Surtout en Suède. »
Laissez-vous imprégner par l'idée un instant.
Comme quoi, la vie est pleine de surprises ! En septembre dernier, Pondman flânait au salon de la Volvo Classic Car à Rosmalen. « Sur une table de pièces détachées, mon regard s'est posé sur une feuille A4 présentant une Volvo PV52 de 1937. J'ai vite réalisé que je reconnaissais ce modèle : je l'avais vu dix ans plus tôt au Concours d'Élégance du Palais Het Loo et j'avais fait le tour en l'admirant longuement. Il s'agissait de la voiture de Wim van Sambeek, une figure emblématique du milieu, qui avait contribué à la création du dépôt de pièces détachées au sein de la Volvo Classic Car Association. »
Après son décès début 2025, sa femme et son fils ont décidé, le cœur lourd, de se séparer de la PV52, ne se voyant pas vraiment la conduire. J'ai engagé la conversation avec eux au salon. Il m'est apparu immédiatement que je ne souhaitais absolument pas acquérir cette voiture dans le but de la revendre. Au contraire, j'ai toujours pensé qu'il s'agissait de la Volvo par excellence, une véritable vitrine pour mon entreprise. Et quel plaisir ce serait de l'utiliser pour des occasions spéciales, comme des mariages ! Par-dessus tout, je suis convaincu de l'importance de « créer des souvenirs ». Voyager avec ma femme et mes trois filles, c'est un rêve.
Événement unique
« Jeanne van Sambeek, l’épouse de Wim, a poussé un soupir de soulagement lorsque je lui ai dévoilé mes projets pour la Volvo PV52 », poursuit Pondman. « Savez-vous à quoi je rêve déjà ? J’espère pouvoir participer au Svenska Kungsrallyt en 2027, lorsque la voiture fêtera ses 90 ans et que Volvo célébrera son centenaire, avec mes trois princesses à l’arrière et, bien sûr, mon épouse à mes côtés. » Cet événement unique au monde, qui a lieu tous les deux ans depuis 1997, met en vedette le roi Carl XVI Gustaf de Suède. De quoi créer des souvenirs inoubliables…
Vous trouverez l'article complet sur ce Volvo PV52 dans le numéro d'avril d'AMK. Il est disponible dès maintenant en kiosque.
(D'autres photos suivent ci-dessous.)

Waouh, elle est magnifique ! La vue sous le capot est un régal pour les yeux. Oui, je me sens comme chez moi avec une telle beauté. J'espère qu'elle participera au rallye, car les voitures sont faites pour rouler, pas pour rester à l'arrêt.
C'est agréable de voir qu'il existe encore des gens qui souhaitent simplement utiliser une Volvo d'avant-guerre comme prévu. Je me demande si cette promesse faite à l'ancien propriétaire signifie également qu'il la conservera aussi fidèlement que possible dans son état d'origine.
Belle histoire, mais j'espère surtout qu'Alain la conduira réellement et ne s'enlisera pas dans des projets et des promesses, car on voit bien trop peu de Volvo d'avant-guerre comme celle-ci sur les routes.
Trois princesses à l'arrière, ça sonne bien, mais je suis surtout curieux de savoir comment une telle PV52 se comporte sur un si long voyage, notamment au niveau du refroidissement et des freins ; un beau projet pour 2027.
Bien plus jolie que la PV544 que je possède moi-même, notamment grâce à ses phares distinctifs placés au-dessus des ailes au lieu des phares encastrés d'après-guerre.
Je remarque que ce modèle possède un pare-brise monobloc, contrairement à son successeur, le PV444, qui est doté d'un pare-brise en deux parties. Cela lui confère une allure légèrement plus moderne.
Ma fille et mon gendre conduisent tous deux une vieille Volvo à moteur 5 cylindres. Ces voitures sont indestructibles, et ce moteur a déjà parcouru 300 000 km. L'année dernière, nous avons traversé la Normandie, le sud de la France et l'Autriche, et il a tenu le coup sans problème.
PV52, j'ai vraiment dû regarder à deux fois avant de réaliser que c'était une Volvo. Quelle face avant si particulière !
C'est agréable de constater qu'une Volvo d'avant-guerre ne soit pas immédiatement perçue comme un produit commercial, mais simplement comme une voiture à conduire et avec laquelle on peut se créer des souvenirs.