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« Le programme Youngtimer est en cours de refonte »
Le régime des « youngtimers » est en cours de modification. Jusqu'à présent, les entrepreneurs bénéficiaient d'avantages fiscaux pour l'utilisation professionnelle d'une voiture de quinze ans ou plus. De nouveaux projets prévoient une modification de ce régime, qui ne profitera pas aux propriétaires réguliers de youngtimers. Cela est apparu clairement récemment lorsque la Chambre des représentants a adopté une proposition visant à simplifier le régime. Cette modification coïncide avec l'extension des avantages fiscaux supplémentaires pour les utilisateurs de voitures électriques. La raison invoquée est la « transition écologique du parc automobile ».
L'un des rares avantages fiscaux dont bénéficient encore réellement les passionnés d'automobile et les entrepreneurs est le régime des « youngtimers ». Ce régime permet aux entrepreneurs de conduire une voiture de collection plus exclusive à un coût relativement faible, à condition qu'elle ait au moins 15 ans. Pour ceux qui connaissent moins les règles : avec une voiture de société classique, vous payez une taxe de 22 % sur le prix catalogue (la valeur du véhicule neuf). Avec un « youngtimer », en revanche, vous payez 35 %, mais sur la base de la valeur marchande actuelle. Et c'est une différence considérable, surtout pour les voitures qui atteignaient autrefois des prix élevés mais dont la valeur a fortement diminué en raison d'une importante dépréciation.
Pourquoi ce dispositif existe-t-il réellement ?
Le programme Youngtimer a été initialement mis en place pour encourager la réutilisation durable des véhicules existants. À l'époque, on considérait que maintenir en circulation plus longtemps une voiture ancienne bien entretenue était plus respectueux de l'environnement que de produire constamment des véhicules neufs. Ce programme a également permis d'éviter que les conducteurs professionnels n'optent systématiquement pour une voiture de location longue durée neuve, mais plutôt pour une voiture ancienne de qualité. Il en a résulté une réduction de la pollution liée à la production et une alternative pour les conducteurs de véhicules de location longue durée. Les passionnés, en particulier, ont bénéficié de cette pratique, car le programme leur permet de conduire un véhicule d'exception à un prix abordable.
Mais quelque chose va changer.
L'État perd actuellement des milliards d'euros en raison de la réduction de la taxe additionnelle sur les véhicules électriques. Cette réduction étant maintenue pendant une période prolongée, l'État souhaite compenser ce manque à gagner par d'autres moyens. L'une des sources de revenus potentielles provient de la restructuration du dispositif « youngtimer ». À partir de 2027, un changement majeur entrera en vigueur : pour bénéficier de ce dispositif, un véhicule devra avoir au moins 25 ans. Les conséquences sont évidentes : cette mesure sera contre-productive pour les finances publiques, car de nombreux entrepreneurs possédant une flotte de « youngtimer » envisageront de repenser leurs solutions de mobilité. Par ailleurs, la suppression de l'avantage fiscal lié à ce dispositif ne compensera jamais le coût du maintien de la taxe additionnelle pour les utilisateurs de véhicules électriques.
transition progressive
La limite d'âge ne passera pas directement de 15 à 25 ans. À compter du 1er janvier 2026, elle augmentera progressivement de 15 à 16 ans. Ce choix d'une augmentation progressive semble avant tout motivé par des considérations pratiques et de marché : une petite hausse est moins radicale, mais elle annonce un changement plus important. Cet ajustement aura naturellement un impact sur le marché de l'occasion. Les voitures qui auraient été éligibles à la catégorie « youngtimer » l'année prochaine seront soudainement exclues. Et à partir de 2027, cet effet sera encore plus marqué. Certains modèles actuellement attractifs perdront leurs avantages fiscaux et leur valeur pourrait donc diminuer, tandis que les voitures âgées de 25 à 40 ans pourraient devenir plus intéressantes avec ce dispositif, à condition qu'elles survivent à la transition.
Bénéfice partiel
L'âge minimum pour conduire une voiture passant de 15 à 16 ans l'année prochaine, les propriétaires de véhicules qui auront 16 ans en 2026 pourront bénéficier partiellement des avantages fiscaux. Par ailleurs, les propriétaires de véhicules de plus de 16 ans pourront utiliser l'année civile 2026 pour régulariser leur situation. On s'attend donc à ce que de nombreux chefs d'entreprise choisissent de transférer leur véhicule à titre privé et de se faire rembourser 0,23 € de frais kilométriques par leur activité professionnelle.


À juste titre. Je considère toujours que les « young timers » datent du début des années 90, tout le reste, c'est du déjà-vu !