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À deux doigts de la victoire : la Suzuki Tempter
De Suzuki GR650 Elle a été construite de 1983 à 1989. Du point de vue de la technologie moteur, le bicylindre représentait un compromis entre tradition et modernité. La conception du moteur était similaire à celle du bicylindre parallèle britannique traditionnel refroidi par air. Mais elle comportait des subtilités ingénieuses.
La technologie derrière la Suzuki GR650 Tempter
Pour obtenir un meilleur mélange air-essence, la GR était équipée d'un orifice de sous-entréeUn tuyau relie le venturi du carburateur à l'orifice d'admission, juste au-dessus du disque de soupape. Suzuki affirmait que ce système permettait au bicylindre de fonctionner avec un mélange très pauvre, ce qui avait un effet positif sur la consommation de carburant.
Et bien sûr, les gros titres affichaient Chambres de combustion à double tourbillonce qui accentuait le tourbillonnement du mélange dans la chambre de combustion. L'ordre d'allumage était déjà de type japonais, à 180 degrés, et à l'étage supérieur, deux arbres à cames entraînés par chaîne tournaient, actionnant de manière classique deux soupapes par cylindre.
Le système unique à double volant d'inertie
Elle était dotée d'un carter à carter humide et d'un ingénieux système de volant bimasse avec embrayage centrifuge, réduisant ainsi la masse du volant au-delà de 3 000 tr/min. Grâce à ce poids réparti sur le vilebrequin, la Tempter accélérait avec douceur et régularité à bas régime. Une fois lancée, elle répondait instantanément à l'accélérateur.
Classique avec une finesse japonaise
En pratique, vous ne le remarquerez pas. Le système fonctionne parfaitement. Visuellement, le moteur est également impeccable. Il est élégant et compact, tout en conservant un charme classique. Il ne passe pas inaperçu. Les carburateurs CV avec leurs capuchons chromés et les collecteurs d'échappement aux lignes harmonieuses complètent son allure. Il y avait un mono Flotteur complet- Fourche arrière. La Suzuki n'avait pas de kickstarter.
Les deux versions : standard et version D
La Suzuki existait en deux versions : la version standard était peinte d’une seule couleur et possédait des roues à rayons. Version D Elle était peinte en deux couleurs, équipée de jantes en alliage et d'une suspension avant pneumatique réglable. Des feux de jour futuristes sous les phares étaient également proposés en option.
Aujourd'hui, en voyant une telle machine, on est frappé par la richesse de son équipement. Suzuki était certes un constructeur de voitures économiques, mais la marque faisait preuve d'un souci du détail remarquable. La peinture, désormais magnifiquement patinée, est d'une richesse exceptionnelle ; les chromes sont impeccables.
Le modèle avec les « ailes » rouges sur le char, légèrement décolorées sur les bords, est un hommage enthousiaste – ou une copie grossière – du TriumphLes réservoirs datent de cette époque. Les couvercles du carter moteur ont encore l'air d'être en aluminium brut. Le poste de pilotage est classique avec deux cadrans, dont une jauge à essence. Un voyant signale une béquille latérale ouverte.
L'ensemble est plutôt convaincant. Mais bien sûr, les puristes du classicisme ont regretté l'absence du second amortisseur arrière. Certains ont même qualifié cette moto élégante d'« efféminée ». La Suzuki paraît certes un peu moins robuste et résolument classique qu'une Yamaha XS650, mais nous la qualifierions plutôt d'élégante.
Caractéristiques de conduite de la Suzuki GR650
Les goûts et les couleurs… Avec son vilebrequin à 180 degrés, sa sonorité ne rappelle ni une Bonneville ni une XS, mais plutôt un bicylindre de Honda CB450. C'est l'ordre d'allumage qui fait toute la différence.
La GR s'épanouit sur les routes sinueuses. Elle y roule avec douceur et offre une sonorité agréable. Sa tenue de route est certes un peu datée, mais loin d'être digne des Pierrafeu. Le guidon large et confortable assure une position de conduite détendue, et la flexion des genoux reste parfaitement maîtrisable. La Suzuki GR650 se révèle ainsi une cruiser tout à fait correcte.
La Suzuki GR650 Tempter aux États-Unis
La Suzuki GR650 est une moto bicylindre produite de 1983 à 1989. Aux États-Unis, elle était appelée… GR650 Tentateur Ce modèle n'a été vendu là-bas que pour les années 1983 et 1984. Nous n'avons pas pu déterminer le nombre d'exemplaires produits. Quoi qu'il en soit, l'approvisionnement en certaines pièces détachées devient difficile, voire inexistant. Par exemple, les joints en caoutchouc côté carburateur posent problème. À Arnhem, on étudie la possibilité que certaines pièces d'autres modèles Suzuki soient compatibles. C'est tout à fait plausible.
Suzuki prendra plus tard le nom Tentateur réutiliser sur une version de ST400, qui était vendu au Japon et en Europe.
Pourquoi la Suzuki GR650 est-elle encore intéressante aujourd'hui ?
Les Suzuki Tempter n'ont pas connu un grand succès commercial ; elles restent sous-estimées. Pour les motards de Bonneville, ce sont des copies. Pour ceux de XS, elles manquent de charme. Ce sont des machines robustes et de grande qualité, sans la moindre vocation sportive. Historiquement, les Suzuki comptent parmi les dernières tentatives sérieuses de maintenir en vie les bicylindres quatre temps de moyenne cylindrée. La disponibilité des pièces détachées n'est plus optimale. Les GR650 restent étonnamment abordables compte tenu de leurs caractéristiques.
Chacune des Suzuki présentées sur les photos coûte (bien) moins de 2 000 €.


En 1986, j'en ai aussi acheté une (blanche avec des touches de rouge), une GR650X. Je venais d'une 400 cm³ et je la trouvais vraiment super. Sans voiture, c'était mon seul moyen de transport. Les trajets quotidiens, tout était facile. Ce que Pascal a raconté s'est produit un an plus tard, juste après la fin de la garantie. Après avoir changé une demi-douzaine de charbons, on a découvert que l'induit du démarreur était déformé à cause de la forte compression. On a trouvé la solution après avoir consulté les gars de Heinenoord. La solution : un démarreur neuf et un joint d'embase double sous le cylindre. Après ça, j'ai roulé avec pendant environ trois ans, pleinement satisfait, jusqu'à ce que je l'échange, avec ma 400 cm³, contre une autre Suzuki. Que j'ai toujours. (J'ai acheté une Survivor à partir de cette 400 cm³ l'année dernière. Mais ça, c'est une autre histoire.)
J'ai toujours considéré la GR650 comme une GS450 réalésée… elle-même une GS400 réalésée.
Alors que le « 400 » avait encore un vilebrequin divisé, ses grands frères (sœurs… ?) en avaient un fabriqué d’une seule pièce avec des paliers lisses.
À toute épreuve… un kilométrage élevé n’est donc pas forcément un problème.
Les démarreurs peuvent parfois présenter des problèmes à haute vitesse, souvent résolus par le remplacement des balais de charbon.
J'en ai encore une vieille, une GS500, le bloc moteur lui ressemble étrangement.