Date limite de clôture du numéro de février : 16 décembre
Bon travail… – colonne
-> Voitures anciennes à vendre in Auto Motor Klassiek
Kiat Que est l'une des personnes les plus sympathiques que je connaisse. Il est également propriétaire de Loods 8 depuis des années, au 8 rue Conradstraat à Arnhem. En fait, Kiat est un collectionneur compulsif de motos, surtout de modèles à bas prix. Et pour justifier cette passion dévorante, il vend aussi des motos et des pièces détachées (notamment pour MZ).
Ces dernières années, je l'ai aidé à plusieurs reprises à se débarrasser définitivement de sa « collection ». Le propriétaire, les héritiers de son ancien locataire, avaient de grands projets pour le bâtiment : le transformer en immeuble de bureaux. Il fallait démolir tous ces vieux objets inutiles. Kiat s'est donc retrouvé face à un avis de résiliation de bail. Après de nombreuses difficultés, il a obtenu à plusieurs reprises un sursis à exécution.
Entre-temps, il continuait courageusement à faire ses courses et à entreposer ses affaires ailleurs. Du fait de ces déménagements, l'entrepôt n° 8 paraissait parfois bien vide.
Pour faire court : après la date de résiliation définitive du bail, les héritiers ont dépêché quelques spécialistes pour préparer les nouveaux plans de construction.
Les spécialistes ont également prélevé des échantillons de sol. Le site s'est avéré tellement contaminé depuis l'époque où la fonderie de plomb et de zinc Billiton y était encore implantée qu'il sera interdit d'y enterrer une pelle pendant au moins les trente prochaines années, sous peine de voir le sol fondre.
Kiat est donc parée. Et les affaires continuent comme si de rien n'était. Pour chaque moto vendue, au moins une revient. Voire deux. Voire…
On dirait un conte de fées avec une fin heureuse.
Bon travail, partie 2
Heureusement, mon propre garage est lui aussi une histoire en cours. Ces derniers jours de beau temps, je les ai mis à profit pour 1) gagner de l'argent, 2) faire quelques kilomètres de plus avec ma V7, et 3) poursuivre l'entretien de ma sainte trinité : l'hybride Ural-Dnepr-Chang. C'est une vieille bagnole. Elle n'est pas belle. Elle n'est pas d'origine. Mais elle roule tant bien que mal, comme on entretenait ses véhicules à l'époque par manque de moyens. Historiquement parlant, l'histoire est donc tout à fait juste.
Lors de la dernière commande de pièces, Richard Busweiler a livré un jeu de tuyaux d'échappement flambant neufs « Fabriqués en Chine ». Ont-ils aussi des problèmes de livraison le lundi matin en Chine ? Les tuyaux ne s'ajustaient même pas correctement. Le coude droit n'était pas suffisamment prolongé et l'extrémité du tuyau pointait tristement vers le bas. Faute de cintreuse à proximité, ils ont dû improviser : un morceau de tuyau épais a été inséré dans le coude.
Le plus loin possible du coude, j'ai passé une sangle épaisse autour des branches du U. Avec la clé à cliquet… eh bien, ça s'est très bien passé ! Cependant, le coude de droite ne rentrait pas correctement. Il aurait fallu scier et souder. Mais j'ai finalement décidé de réinstaller l'ancien kit de coudes (avec le tube d'équilibrage). Tout s'emboîtait parfaitement, le bloc de soupapes côté russe – ou plutôt ukrainien – (sans le démarreur) étant toujours en place. Mais voilà, je me retrouve avec des collecteurs d'échappement étrangement inclinés vers le bas. Des silencieux qui traînent par terre d'origine, c'est loin d'être idéal.
Nous allons y réfléchir. En attendant, il reste du travail à faire sur le support moteur supérieur, car il y a un désaccord entre les points de fixation choisis par les constructeurs d'Ural et ceux des concepteurs de Chang. Au fur et à mesure de vos avancées, vous identifierez de plus en plus les points à améliorer.
Entre-temps, on reçoit encore des appels de partout, et avant même de s'en rendre compte, c'est déjà presque l'heure du dîner. Côté productivité, on mange tard, et il reste encore plein de goulasch de la veille.
Mais maintenant, place à un verre, un cigare et quelques amuse-gueules au fromage.
Et demain ? D'abord, promenade du chien le matin. Ensuite, achat de pain frais et d'oranges, et après le petit-déjeuner, retour à l'atelier. Grâce à Jan Robers de Boekelo, j'ai déniché des silencieux d'origine flambant neufs pour ma V7 de 1967. C'est un peu cher, mais la qualité est au rendez-vous.
Quel passe-temps amusant nous avons !

La vie est pleine de paradoxes : ce qui est mauvais pour l'un est bon pour l'autre. En fait, je lis deux histoires qui se terminent plutôt bien. Kiat peut (aïe !) continuer à rouler un moment grâce à la pollution des sols, et après quelques recherches en Chine, les pots d'échappement d'origine finissent par s'adapter. J'ai souvent été « condamné » à utiliser des pièces chinoises (moins chères) à cause de leur prix. Cependant, ces pièces chinoises ne s'adaptent souvent pas ou doivent être modifiées. Et cela demande souvent de l'ingéniosité. Et comment l'as-tu si bien dit, Dolf ? « Le résultat d'un travail intellectuel constant dû au manque d'argent s'appelle l'ingéniosité. » Quelque chose comme ça, non ? Les pièces chinoises arrivent et… ne s'adaptent pas complètement, voire pas du tout. Commence alors le processus de réflexion, de planification et d'exécution. Après avoir « invoqué » l'aide du Créateur à plusieurs reprises, après quoi ça s'adapte enfin et… ça fonctionne, je suis enfin content. Génial, non ? 😃👍🏼 Mais rien ne vaut les pièces d'origine. C'est un peu plus cher, mais la qualité est au rendez-vous. Comme dit le proverbe…
Salut Maurice ! Ravi d'avoir de tes nouvelles. Pour ce qui est de l'ajustement, tu as assurément le talent pour trouver la bonne taille !
Bonne nouvelle, joie !