Porsche 911 Turbo (1982). Style en acier pour Kees Boersma

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Date limite pour le numéro de juin : 21 avril

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Le rêve d'un garçon

Qu'est-ce qu'un rêve de garçon, au juste ? Ce sont des désirs qui vous obsèdent pendant des années. Des rêves auxquels vous pensez souvent, des rêves dont vous voulez tout savoir. Parfois, ils s'estompent, pour ressurgir soudainement. Pour beaucoup, cela reste un désir, mais pour Kees Boersma, ce rêve est devenu réalité.

Voici l'histoire de sa quête d'une Porsche 911 Turbo de 1982, une voiture considérée par beaucoup comme le rêve ultime sur roues.

L'histoire

En 1982, cette Porsche 911 Turbo fut immatriculée au Canada, dans la province de Colombie-Britannique. Son premier propriétaire dirigeait une importante entreprise de grues. Pour lui, la voiture était sans doute un symbole de réussite et de prospérité financière, mais aussi une voiture de collection dont le design était considéré comme une œuvre d'art.

De nombreux documents attestent que la voiture a été exportée aux États-Unis quelques années plus tard. Son propriétaire y possédait également une résidence et avait fait modifier la Porsche pour la rendre conforme à la réglementation américaine. Il a conservé le véhicule jusqu'en 2016.

Le second propriétaire était un collectionneur allemand. Il a importé la Porsche en Europe et l'a fait reconstruire selon les normes européennes.

Le détail le plus remarquable : le compteur affiche seulement 28 000 kilomètres. Cela paraît presque incroyable, mais la documentation exhaustive ne laisse place à aucun doute.

Fiabilité allemande ?

Kees explique : « Je cherchais ce chef-d'œuvre depuis des lustres et je l'ai finalement trouvé en ligne. Ma passion pour les marques allemandes se reflète également dans ma Volkswagen Beetle Cabriolet, que j'utilise pour profiter des joies de la conduite à ciel ouvert en été. »

Bien sûr, il y avait un obstacle financier à surmonter, mais en pratique, c'est aussi un investissement judicieux. C'est un hommage roulant à la sportivité à l'état pur. La Porsche 911 est en réalité une évolution : on la reconnaît immédiatement. Qu'elle soit de 1982 ou de 2026, sa silhouette reste inimitable.

Voiture pour passionnés

Selon Kees, la Porsche 911 Turbo est la voiture ultime pour les véritables passionnés : « Si vous l’aimez et appréciez les sensations qu’elle procure, alors c’est la meilleure voiture qui soit. Il n’y a tout simplement aucune autre voiture comparable. C’est un classique à l’histoire prestigieuse ; des dizaines de livres ont été écrits sur cette voiture de rêve mondiale. L’équilibre entre tradition, innovation et performance est parfait. »

Puissance et respect absolus

La Porsche 911 Turbo de 1982 appartient à la génération 930 et est équipée du fameux moteur six cylindres à plat turbocompressé de 3,3 litres. Depuis son introduction en 1978, ce moteur 3.3 litres était refroidi par air et doté d'un échangeur air-air, développant 300 ch (norme DIN européenne). Grâce à cette puissance, la voiture pouvait passer de 0 à 100 km/h en environ 5,2 secondes et atteindre une vitesse de pointe d'environ 260 km/h, des performances impressionnantes au début des années 1980.

Les premiers modèles turbo sont connus pour leur fameux temps de réponse : au départ, rien ne semble se passer, puis la puissance arrive d'un coup. Cela peut surprendre les conducteurs inexpérimentés, surtout avec une propulsion et le poids caractéristique sur l'arrière.

Pour maîtriser la puissance, la 3.3 était équipée du fameux aileron arrière en forme de queue de baleine, qui intégrait l'échangeur et générait simultanément un appui aérodynamique accru. Les ailes arrière élargies, les jantes Fuchs plus grandes et les freins plus performants soulignaient qu'il ne s'agissait pas d'une 911 ordinaire, mais bien du modèle haut de gamme.

En son temps, la Porsche 911 Turbo figurait parmi les voitures de série les plus rapides au monde. Elle inspirait le respect sur route comme sur circuit. Seuls des pilotes chevronnés peuvent véritablement la maîtriser.

Émotion

Les photos qui accompagnent cet article sont absolument captivantes. Elles procurent au cœur une sensation extrêmement agréable, un véritable coup de cœur.

Kees conclut : « Conduire, c’est une émotion. Elle vient avant tout du moteur ; ce “cœur” me parle directement. Et puis ce son à vous glacer le sang… Pour moi, c’est de la pure beauté. J’ai pu m’offrir la voiture dont j’ai toujours rêvé. L’art est intemporel, même sur roues. »

(Des photos supplémentaires sont disponibles ci-dessous.)

Porsche 911 Turbo (1982). Style en acier pour Kees Boersma
Porsche 911 Turbo (1982). Style en acier pour Kees Boersma
Porsche 911 Turbo (1982). Style en acier pour Kees Boersma
Porsche 911 Turbo (1982). Style en acier pour Kees Boersma
Porsche 911 Turbo (1982). Style en acier pour Kees Boersma

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Commentaires 13

  1. À la fin des années 60, je travaillais chez PON à Badhoevedorp, au département Porsche, et j'ai eu la chance de travailler sur la 911 de Johan Cruyff. Il possédait un modèle américain avec postcombustion ; je me souviens encore du bruit des détonations, même si, malheureusement, c'est un peu hors de mon budget.

  2. J'ai conduit une 911 une fois. Une expérience fantastique. La direction précise, et puis ce que les Allemands appellent « die Geräusch Coulisse » (le fameux « Geräusch Coulisse »). Ce grondement sourd à l'arrière quand on enfonce l'accélérateur à fond. Inoubliable.

  3. C'est très joli, et assurément une voiture très reconnaissable, mais son entretien est bien trop coûteux (argument marketing) : après tout, ça reste une Coccinelle cabossée. Achetez plutôt une Corvette plus légère, par exemple ; l'entretien courant coûte le même prix qu'une voiture classique.

    • Conduire une Porsche 911 Turbo exige de l'expérience et du talent, car entre les mains d'un conducteur moyen, c'est une véritable machine à suicide. Ce genre de personnes ferait bien de s'acheter une Corvette.

  4. Et inversement. Le couple du moteur 3,3 turbo est tellement élevé que la boîte de vitesses à 5 rapports a été abandonnée. Son mécanisme devait être logé dans le même carter que celui de la boîte à 4 rapports. De ce fait, les roulements et les engrenages de la boîte à 5 rapports étaient moins robustes que ceux de la boîte à 4 rapports.

      • @ Anonymement (?)

        Je ne suis pas du genre à comparer une 911 à une Coccinelle aplatie. C'est ridicule, mal pensé, dépassé et, en plus, faux. Une Coccinelle ressemble plutôt à une 911 qui aurait explosé…

  5. Au début des années 80, j'allais à l'école à la gare du Sud à Bruxelles, où se trouvaient de nombreux grossistes.
    On pouvait voir pas mal de Porsche 911 rouillées, cabossées et laissées à l'abandon garées le long des rues.
    À l'époque, la nouvelle 928 était très tendance, mais personne ne voulait être retrouvé mort dans une 911.
    Les temps changent…

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