Date limite pour le numéro de juin : 21 avril
Renault 4CV (1956). Un vrai bijou de voiture classique pour Mark et Nathanja.
L'histoire remarquable d'une Renault 4CV présentée pour la première fois au Salon de l'automobile de Paris en 1946. C'était exactement la voiture que la France attendait : compacte, mais suffisamment spacieuse pour quatre adultes. L'intérêt fut immense, les commandes affluèrent et les délais de livraison s'allongèrent rapidement jusqu'à deux ans. La Renault 4CV devint la voiture du peuple et la première voiture française à dépasser le million d'exemplaires vendus. Compacte, pratique, abordable et populaire, elle dégageait une élégance française naturelle qui perdure encore aujourd'hui.
L'histoire de Marc
Mark trempa la plume dans l'encre et raconta l'histoire de ce charme français.
Je m'appelle Mark Seppenwoolde (31 ans) et je vis dans la magnifique région de Twente. J'ai grandi avec Renault ; mon père ne conduisait que cette marque. J'ai travaillé dans des concessions Renault pendant environ huit ans et demi, j'ai donc une solide connaissance du secteur. L'arrivée des voitures électriques, auxquelles je ne suis absolument pas favorable, m'a incité à changer de voie. Aujourd'hui, je travaille chez un spécialiste Porsche, au sein du département des moteurs refroidis par air, où nous réalisons des projets spéciaux sur des Porsche allant jusqu'à 400 ch.
Propre compagnie
Le soir, je travaille principalement sur des Renault. Outre ma clientèle habituelle, des passionnés de toute la France me contactent pour des interventions plus importantes comme le remplacement de courroies et chaînes de distribution, la réfection moteur et le remplacement d'embrayages. Pour donner plus de sens à ma passion, je suis membre du comité technique du CAR, le Club d'Anciennes Renault des Pays-Bas. Avec ce club, nous organisons quatre sorties par an, soit un rallye, soit un week-end camping. Ma 4CV sort du garage pour le plaisir de la nostalgie, mais elle me sert aussi pour des trajets quotidiens ; après tout, elle est faite pour rouler.
Apporter des modifications
J'ai acheté la Renault 4CV « restaurée », mais je l'ai techniquement adaptée aux exigences de la circulation moderne. Tout le faisceau électrique a été démonté et refait à neuf, avec des relais et fusibles 6 volts modernes. J'ai révisé la boîte de vitesses et remplacé tous les cylindres de frein. Seul le moteur n'a pas encore été démonté, mais sinon, j'ai tout fait moi-même. Cela se remarque immédiatement au niveau de la tenue de route : elle est nettement améliorée. Avec des barres de renfort supplémentaires, je peux même maintenir la voiture parfaitement droite à 90 km/h. Bien sûr, la 4CV, avec son moteur de 747 cm³ et 21 ch et sa boîte trois vitesses, n'est pas des plus à l'aise dans la circulation moderne, alors nous préférons éviter les autoroutes. Cependant, la prochaine étape est prévue : un moteur de 904 cm³ et une boîte quatre vitesses de Renault Dauphine, pour qu'elle puisse mieux suivre le rythme.
Onze tour de ville
Les photos dévoilent des lieux emblématiques de Frise. Mark et sa compagne Nathanja ont parcouru les Onze Villes de Frise en trois jours, s'accordant des promenades dans les villes les plus connues. Une expérience empreinte de nostalgie à bord d'une Renault de près de soixante-dix ans, dotée de technologies modernes. La rencontre fortuite avec Mark et Nathanja a eu lieu à Boniface. Conduire une 4CV était une expérience unique ; il faut vraiment l'avoir vécue pour la comprendre. Petite et discrète, la 4CV n'en est pas moins charmante. Ils auraient sans doute dû suivre un cours d'art de saluer les passants, car pour beaucoup, ce fut un pur plaisir tout au long du voyage et une immersion saisissante dans le passé.
artisanat français
Les photos présentent également une Renault 4CV Découvrable, le prochain projet de Mark. Extrêmement rare et conçue pour la route. Ce cabriolet 4CV a été produit en très petite série au début des années 1950 et était reconnaissable à sa peinture rouge bordeaux, la couleur proposée pour ce modèle en 1951. Quand on aperçoit une telle voiture dans son rétroviseur, on a envie de la contempler encore et encore, voire de la suivre du regard. Un voyage important est déjà prévu à bord de cette 4CV de 1956 : le trajet jusqu’à la mairie pour le mariage en mai. La voiture est magnifique, et Nathanja l’est tout autant ; que demander de plus pour être heureux ?
Une contribution importante
Mark apporte une contribution indéniable à la préservation du patrimoine mobile. Auto Motor Klassiek Il en va de même pour les reportages et les témoignages personnels comme celui-ci. Quiconque éprouve une certaine nostalgie sait qu'un Abonnement elle est en réalité indispensable ; une modeste contribution annuelle ne devrait pas constituer un obstacle.
(Plus de photos ci-dessous.)

La police parisienne les conduisait aussi à l'époque ; leurs portières avaient été remplacées par des chaînes. J'ai encore un vieux magazine avec une photo de ça… malheureusement, je ne sais pas comment la reproduire ici…
Une adorable petite voiture ! Étant étudiant fauché au début des années 70, mon budget n'était pas toujours généreux : 25 florins… Chez le concessionnaire Simca d'Utrecht, j'ai trouvé le budget idéal pour une vieille Renault 4 d'occasion.
À partir de ce moment-là, j'ai roulé comme un prince sans aucun problème avec ce mignon petit Français !
Quand un bon ami a été mobilisé, je l'ai vendue pour… 25 florins. C'est comme ça qu'il a fait ses allers-retours à la caserne pendant tout son service. Quand un autre ami a dû partir lui aussi sous les drapeaux, je la lui ai vendue. Vous l'avez deviné : pour 25 florins ! Après ça, cette petite voiture mignonne a disparu de ma vue, mais je la revois encore avec un grand sourire !
Je considère la 4CV, avec la Dauphine, comme l'une des voitures françaises les plus agréables à conduire jamais construites. Quelles lignes magnifiques, maîtrisées et originales !
(Le numéro 4 sur la photo ne m'appartient pas)
Quelle mignonnerie !
avec un facteur câlin très élevé !
Très joli chariot, amuse-toi bien avec !
Ce modèle de Renault fut la première d'une longue série que j'ai possédée. Je l'ai acquise il y a environ 55 ans auprès d'un mécanicien travaillant chez Renault Amax à Amsterdam.
Il avait équipé la voiture de freins à disque et d'une boîte de vitesses à quatre rapports provenant d'une Carravelle. Un moteur de 1093 cm³ de Gordini. Résultat : une voiture très rapide, capable d'atteindre 150 km/h. C'est toujours une aventure particulière dans la longue histoire de l'automobile !
Huib de Graaf